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La toile filante - Cours d'analyse de films.
Prochaines dates : les 4 et 5 août 2012
Réservation
Votre animateur :
Olivier Lecomte est critique à (Télé)Moustique depuis 1992. Il a dirigé le supplément belge du magazine Studio, collaboré à l’émission Télécinéma de La Une et écrit pour diverses publications: L’événement, Cinergie, Dimanche Matin, Le journal du mardi, The Ticket, Gaël…
Il a fondé le cours d’analyse de films La Toile filante et assure actuellement une série de formations sur le cinéma à la Médiathèque de l’ULB, à l’Université des Aînés (UCL), à l’Espace Delvaux, à l’Espace Senghor, à l’Ichec Cultures.
Il anime régulièrement des rencontres publiques avec des cinéastes (Agnès Varda, Claude Lelouch, Fernando Arrabal, Tony Gatlif…) et a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.
Programme :
L'adaptation : de l'écrit à l'écran (4 séances de 2 heures illustrées d'extraits )
Le cinéma s’est toujours inspiré de la littérature. Et les plus grands réalisateurs ont été confrontés au difficile passage de l’écrit à l’image. A travers quatre réussites exemplaires, examinons les solutions choisies par François Truffaut, James Whale, Marion Laine ou Tom Ford pour traduire à l’écran Flaubert, H.G.Wells, Isherwood ou Henri-Pierre Roché.
1) Un cœur simple : Flaubert revisité par Marion Laine
« Flaubert est un écrivain qui visualise. Il a un œil-caméra. Avant d’écrire, il rêve son récit et construit son découpage. Il enchaîne physiquement les scènes, l’arrivée des personnages, les mouvements, les sorties… ».
Flaubert est-il du pain béni pour les adaptateurs? Ces propos de Chabrol le laissent penser. Mais le style de Flaubert, le rythme de ses phrases, constituent aussi un sacré défi pour ceux qui ne se contentent pas d’une simple « illustration de texte ».
En adaptant librement Un cœur simple, l’un des Trois contes, Marion Laine prouve son intelligence de la prose flaubertienne tout en faisant œuvre personnelle. Elle lie le destin de Félicité à sa propre expérience de la campagne et de la province. Elle y parle magnifiquement de son rapport au corps, à la mort et à la nature. Et elle offre à Sandrine Bonnaire l’un de ses plus rôles.
2) L’Homme invisible ou Platon et H.G.Wells à Hollywood
Apparu dans La République de Platon avec la fable sur l’anneau de Gygès, le thème de l’invisibilité rejoint un questionnement philosophique très ancien: l’homme est-il intrinsèquement moral ou seulement par peur du châtiment?
A la fin du XIXe siècle, H.G.Wells traite pour la première fois de la question sous l’angle scientifique. Dans les années 30, le cinéma s’empare à son tour du mythe avec The Invisible Man de James Whale, déjà réalisateur de Frankenstein. Au niveau de la mise en scène, deux problèmes se posent. Comment rendre à l’écran les actions d’un homme invisible?
Comment permettre au spectateur de s’identifier à lui?
De Whale à John Carpenter ou Paul Verhoeven, traversons l’histoire du cinéma hollywoodien en compagnie d’un personnage à la fois inquiétant et fascinant, support de bien des fantasmes.
3) A Single Man, entre fidélité et trahison
Publié en 65, Un homme au singulier de Christopher Isherwood s’affirma comme une remise en cause des clichés sur l’homosexualité doublée d’une vision satirique du mode de vie californien et des banlieues proprettes de la middle class.
Quarante-cinq ans plus tard, Tom Ford, ex-couturier chez Gucci et Yves Saint-Laurent, choisit d’en faire son premier film où il «trahit » intelligemment l’œuvre originale et utilise de manière inventive les possibilités du numérique. Colin Firth fut nominé à l’oscar du meilleur acteur pour Single Man et le remporta l’année suivante pour Le discours d’un roi.
4) Jules et Jim, le tourbillon de la vie selon Truffaut
La Nouvelle Vague a été une bataille gagnée d’abord sur le terrain de la critique et menée sabre au clair par Truffaut. En 1954, son article Une certaine tendance du cinéma français fait l’effet d’une bombe.
Il y attaque des gens aussi renommés que Clouzot ou Autant-Lara et les scénaristes Aurenche et Bost coupables à ses yeux de phagocyter les auteurs qu’ils adaptent.
Passé à la réalisation, il persiste et signe en tournant Jules et Jim d’après Henri-Pierre Roché. Fidèle au style elliptique à la fois subversif et serein du romancier, il nous donne l’un des plus beaux films d’amour de l’histoire du cinéma avec une éblouissante Jeanne Moreau dans un rôle de femme anticonformiste inspiré de la vie d’Helen Grund, la mère de Stéphane Hessel.
Premier jour :
9h30 : accueil et installation à l'hôtel
10h30 à 12h30 : séance et analyse de films (Un coeur simple : Flaubert revisité par Marion Laine)
12h30 à 14h00: Repas
14h à 15h30 : Promenade digestive au grand air
16 à 18h : séance et analyse de films (L'homme invisible ou Platon et H.G. Wells à Hollywood)
19h à 20h30 : Pause gastronomique
Deuxième jour :
8h30 : petit déjeuner
10h à 12h00: séance et analyse de films (A single man, entre fidélité et trahison)
12h 30 à 14h00; Repas
15h00 à 17h00 : séance et analyse de films (Jules et Jim, le tourbillon de la vie selon Truffaut)
Matériel :
De quoi prendre des notes et toute votre bonne humeur
Logistique :
Logement dans le confortable hôtel *** « Les Roses » de Libin.
Repas excellents, raffinés et en majeure partie bio.
Formation théorique prodiguée en salle de projection sur place.
Prix :
Le prix total de la formation revient à 170 euros et comprend :
- La formation
- Le logement
- Les repas des samedi midi et soir, dimanche matin et midi
Réservation
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